15 septembre 2026
Facture d’acompte : définition, TVA et mentions obligatoires
La facture d’acompte est une facture émise lorsqu’un client verse un acompte, c’est-à-dire un paiement partiel, avant la livraison d’un bien ou la réalisation d’une prestation. Elle officialise ce versement et constitue une obligation dès qu’un acompte est encaissé (article 289, I-1-c du Code général des impôts, CGI). Ce document comptable s’intercale dans le cycle commercial entre le devis ou le bon de commande et la facture définitive, qui soldera l’opération.
Acompte ou arrhes : quelle différence ?
L’acompte engage fermement les deux parties : la vente est conclue et chacun doit honorer la transaction. Les arrhes, à l’inverse, autorisent le client à se rétracter en perdant la somme versée, le fournisseur pouvant lui aussi renoncer en la restituant au double. Seul l’acompte donne lieu à une facture d’acompte et rend la TVA exigible.
À quoi sert la facture d’acompte ?
Elle sécurise la transaction pour les deux parties : le fournisseur obtient une avance de trésorerie, souvent utile pour engager des achats ou lancer des travaux, et le client dispose d’un justificatif de son paiement. L’acompte matérialise aussi l’engagement du client sur la commande et constitue un levier de trésorerie pour l’entreprise. Dans l’artisanat, par exemple, il est courant de demander 30 % d’acompte à la signature du devis, puis le solde à la livraison.
Quelles sont les règles de TVA ?
Depuis le 1er janvier 2023, la TVA sur un acompte est exigible dès son encaissement, aussi bien pour les prestations de services que pour les livraisons de biens. Auparavant, la TVA sur les livraisons de biens n’était due qu’à la livraison ; la règle est désormais harmonisée. La facture d’acompte fait donc apparaître la TVA correspondante, que le client assujetti peut déduire dès réception. Cette exigibilité anticipée impose d’émettre la facture sans attendre la livraison. Quelques opérations y échappent, comme les livraisons intracommunautaires exonérées : pour ces cas particuliers, l’avis d’un expert-comptable reste utile.
Quelles mentions sont obligatoires ?
Outre les mentions habituelles d’une facture (identité et adresse des parties, raison sociale, numéro de TVA), la facture d’acompte comporte les mentions obligatoires suivantes :
- la mention explicite « facture d’acompte » et sa référence au devis ou au bon de commande ;
- le montant de l’acompte en HT, le prix unitaire concerné, le taux et le montant de TVA, et le total TTC ;
- la date d’encaissement, qui détermine l’exigibilité de la TVA ;
- les conditions de paiement et un numéro unique intégré à la séquence chronologique continue des factures.
Le respect de ces mentions obligatoires garantit la conformité du document et évite tout risque de redressement.
Comment comptabiliser une facture d’acompte ?
La comptabilisation suit une règle simple : l’acompte encaissé n’est pas un produit définitif. Il est enregistré dans un compte d’avances et acomptes reçus, et la TVA collectée est portée au compte de taxe correspondant. Côté client, l’acompte versé au fournisseur est inscrit en avances versées. À l’émission de la facture de solde, l’acompte est soldé et le produit constaté. Cette mécanique de comptabilité évite de comptabiliser deux fois la même opération et fiabilise le suivi de la facturation.
Et la facture de solde ?
Une fois la prestation réalisée ou le bien livré, le fournisseur émet la facture définitive, ou facture de solde. Celle-ci rappelle les acomptes déjà facturés et les déduit du total TTC : le client ne règle plus que le « restant dû ». Cet enchaînement évite toute double facturation de la TVA et conserve une numérotation continue.
Facture d’acompte et facturation électronique
Avec la réforme de la facturation électronique entre entreprises assujetties, la facture d’acompte suit les mêmes règles que les autres factures : elle devra être émise au format électronique et transmise via une plateforme. Anticiper cette obligation et s’appuyer sur un logiciel de gestion adapté simplifie la mise en conformité.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une facture d’acompte et une facture classique ?
La facture d’acompte ne porte que sur une avance partielle versée avant la livraison, tandis que la facture classique (ou facture de solde) constate l’opération complète une fois celle-ci réalisée. Toutes deux suivent la même numérotation et les mêmes mentions légales.
Faut-il un modèle ou une facture proforma ?
Une facture proforma n’a pas de valeur comptable : elle ne remplace pas la facture d’acompte. Mieux vaut partir d’un modèle conforme, ou d’un logiciel de facturation, pour produire un document à la bonne date et au bon montant.
Quels risques en cas de facture d’acompte mal rédigée ?
Une facture d’acompte sans mention obligatoire, sans TVA exigible ou hors numérotation continue expose l’entreprise à un redressement fiscal et à des litiges sur le paiement. Un modèle conforme ou un logiciel de facturation limite ce risque.
Termes liés
La facture d’acompte se rattache au devis, au bon de commande et à la facture d’avoir, autre facture rectificative. Un logiciel de facturation et de gestion commerciale comme evoliz génère la facture d’acompte depuis un devis et la reporte automatiquement sur la facture de solde.
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